L'auteur

Je ne suis pas un exemple. Je suis un cas d'étude.

La nuance a son importance. Un exemple, on l'admire de loin en se sentant nul. Un cas d'étude, on le dissèque pour voir ce qui a marché et pourquoi. C'est le second que je te propose, sur mon propre dos.

Clovis Kaeru en noir et blanc, en train de parler lors d'une rencontre
2020 à 2026Six ans
01 / 2020

Un anniversaire confiné

Mars 2020. Le monde s'arrête, et moi avec. Je fête mes 30 ans dans mon salon, seul avec un gâteau et un chiffre que je préfère ne pas regarder, 120 kilos pour 1m85. Une vie peu saine, pas de sport, un sommeil en miettes, rien de dramatique en apparence, juste une lente dérive que personne n'avait remarquée, à commencer par moi.

Un anniversaire confiné fait un excellent laboratoire. Aucune distraction, aucune excuse, et un miroir qui a tout son temps. Ce soir-là, je ne me suis pas juré de « changer de vie ». Je me suis posé une question plus simple et beaucoup plus dérangeante : comment j'en suis arrivé là sans m'en rendre compte ?

J'ai beaucoup cherché. J'ai peu trouvé.

Alors j'ai fait ce que tout le monde fait à ce moment-là. J'ai cherché. Les régimes, les méthodes, les routines matinales de milliardaires, les coachs à la mode qui vendent une solution unique à des cas qui ne le sont jamais. J'ai lu, testé, échoué, recommencé pendant six ans.

Le bilan a de quoi surprendre. J'ai peu trouvé, et ce peu m'a servi pendant six ans. À chaque fois que quelque chose tenait dans la durée, il y avait un mécanisme derrière, pas une astuce ni un défi de trente jours. Le sommeil. La température. La respiration. Le rythme circadien. Des systèmes que mon corps faisait tourner depuis toujours et dont je ne savais rien.

Le poids n'était qu'un symptôme. Ce qui clochait vraiment, c'est que je pilotais une machine sans rien connaître de son fonctionnement.

80 kilos, stabilisés depuis trois ans

Je précise « stabilisés », parce que perdre du poids, tout le monde sait faire. C'est le reprendre qui est une science exacte. Trois ans sans reprise, ça ne tient pas à la volonté, ça tient au fait d'avoir traité les causes.

Depuis deux ans, je suis aussi coach, et j'ai accompagné plus de 200 personnes sur ces sujets. C'est le terrain qui m'a appris la deuxième chose importante. Il n'existe pas de solution universelle, pour la simple raison qu'il n'existe pas de cas universel. En revanche il existe des mécanismes universels, et une fois qu'on les comprend, chacun construit sa solution.

D'où le projet de ces livres. Je n'ai pas de programme à te vendre, j'ai un fonctionnement à t'expliquer, et tu construis ensuite ce qui tient dans ta vie à toi.

04 / Les convictions

Ce que je crois

Quatre principes, dont trois m'ont coûté cher à apprendre.

01

Comprendre avant d'agir

Une habitude qu'on ne comprend pas est une habitude qu'on abandonne.

02

Les mécanismes sont universels, les solutions sont singulières

Méfie-toi de quiconque vend la même méthode à tout le monde.

03

Les études d'abord, l'enthousiasme ensuite

Si une affirmation ne survit pas à la lecture de sa source, elle ne mérite pas ta semaine.

04

L'ennui est un choix éditorial

La physiologie est passionnante. Si un texte sur le corps humain t'endort, c'est la faute de l'auteur, pas du sujet.

Le livre

Le premier tome est sorti

Piloter sa température prend la thermorégulation comme levier métabolique, sans jargon et sans promesse intenable. Premier volume d'une collection qui prendra ensuite le sommeil, la respiration et l'horloge interne.